foto: Jorge Coelho Ferreira

POEMAS DE NAMIBIANO FERREIRA

POEMAS DE NAMIBIANO FERREIRA
Click na imagem!

25 de setembro de 2013

NAMORO, DE VIRIATO DA CRUZ (VERSION FRANCAISE)



COUR (Namoro, versão francesa)

Je lui ai envoyé une lettre au papier parfumé,
et de ma plus belle écriture je lui ai dit qu'elle avait
un sourire lumineux si chaleureux et gai
comme le soleil de novembre jouant à l'artiste dans les acacias fleuris, propageant des diamants sur les franges de la mer
et donnant chaleur au jus des mangues

que sa douce peau - était du kapok...
que sa douce peau - avait la couleur du jambosier, parfumée aux roses
si ferme et si douce - comme le maboque
que ses seins étaient des oranges - des oranges du Loje
ses dents - de l'ivoire...
Je lui ai envoyé cette lettre et elle a dit non.

Je lui ai envoyé une carte
que l'ami Maninho avait typographié :
"Mon coeur souffre pour toi"
dans un chant - Oui, dans l'autre - Non
et elle n'a pas adoucit son chant.

J'ai envoyé un message à Joseph le septième
en demandant, en suppliant à genoux,
par Notre Dame du Cap, par Sainte Iphigénie,
qu'il me donne la joie de son amour...
Mais elle a dit non.

J'ai envoyé à Grand mère Chica, sorcière de renom,
le sable de l'empreinte que son pied avait laissé
pour qu'elle lui jette un sort puissant et sûr,
et qu'un amour aussi fort que le mien naisse en elle...
et le sort a échoué.

Je l'ai attendu l'après midi, à l'entrée de l'usine,
je lui ai donné un collier, un anneau et une broche,
je lui ai payé des bonbons sur le trottoir de la Mission,
nous sommes restés dans une banque de la place de la Statue,
j'ai touché ses mains... Je lui ai parlé d'amour...
Et elle m'a dit non.

Je marchais hirsute, sale et sans chaussures,
comme un monangamba.
On me cherchait :
"- N'as tu pas vu (ai, n'as tu pas vu ?), n'as tu pas vu Benjamim ?"
et on m'a retrouvé perdu dans un bidonville de Samba.

Pour me distraire
on m'a emmené au bal de la Saint Janvier
mais elle y était, dans un coin, à rire,
racontant mon malheur
aux plus belles filles du quartier des travailleurs.

On a joué une rumba - j'ai dansé avec elle
et dans un pas fou nous avons volé dans la salle
comme une étoile striant le ciel !
et la bande s'est écriée : " Ai, Benjamim !"
je l'ai regardé dans les yeux -elle m'a sourit
je lui ai demandé un baiser - et elle m'a dit oui.


Viriato da Cruz (Porto Amboim, 1928 – Beijing, 1973)
Tradução em francês:
L'Actu Littéraire

Nota de Namibiano Ferreira:

Nesta bela tradução que se encontra publicada aqui (https://www.facebook.com/lactulitteraire) há dois versos com os quais não concordo e são, primeiro:
“J'ai envoyé un message à Joseph le septième”, se o meu pobre francês não me engana, isto não é a mesma ideia que o verso em português, ora vejamos: “Mandei-lhe um recado pela Zefa do Sete”, a mensagem/recado foi enviada por Benjamim não para (à) mas pela, creio eu que em francês deveria ser traduzido: (par) e ademais Zefa do Sete, nome próprio, nao deveria estar traduzido e muito menos para o masculino (Joseph le septième). Na minha modesta opinião o verso em francês deveria ser: “J'ai envoyé un message par Zefa do Sete or du Sept “
Segundo:
“on m'a emmené au bal de la Saint Janvier”, vejamos o verso em português: “levaram-me ao baile do sô Januário”, como sabemos, sô, é uma abreviação popular da língua portuguesa de senhor, não de santo, talvez confusão com a palavra são=santo e, de novo Januário, um nome próprio que não necessitaria de tradução. Então, o verso em francês ficaria: “on m'a emmené au bal de M. Januário”.
Apesar destes dois pontos referidos acima, eu acho a tradução de boa qualidade, respeitando e mantendo aquela áura especial dos poemas de Viriato da Cruz.



Sem comentários: